1724 – 1804
Philosophe allemand [1]
Idéalisme transcendantal
* CRITIQUE *
Nous ne voyons pas le monde tel qu'il est, mais tel que nous sommes. L'Être suprême est tout aussi indémontrable qu'irréfutable. Obéir au devoir, c'est la liberté elle-même.
Comment des jugements synthétiques a priori sont-ils possibles? Dit en d'autres mots : Comment une affirmation (jugement) (Exemple : Le mur(sujet) est(copule) blanc(prédicat, affirmation)) qui ajoute quelque chose au concept du sujet peut-elle être fondée sur la pensée elle-même, sans passer par l'expérience?
Le but de la philosophie n'est pas d'étendre nos connaissances du monde mais d'approfondir notre connaissance de l'homme. Le terme « critique » signifie que la pensée se met elle-même en question afin de connaître et d'évaluer sa propre portée.
Critique de la raison pure (Que puis-je connaître? Tout ce qui relève du phénomène. (cause/effet))
Est a priori ce qui se trouve dans l'esprit avant toute expérience ; est a posteriori ce qui provient de l'expérience. La science est faite de jugements qui doivent être nécessaires et universels, et qui sont donc a priori. Nous ne voyons pas le monde tel qu'il est, nous voyons le monde tel que nous sommes. Dans l'expérience, nous ne rencontrons jamais que des phénomènes, jamais les choses en soi, les noumènes (le cheval vs. la « chevalité »). Nous sommes incapables aussi bien de prouver que de réfuter l'existence de Dieu. « Il me faut limiter le savoir pour faire place à la foi ». (La foi est un acte libre, la science a des évidences contraignantes.)
Critique de la raison pratique (Que dois-je faire? Mon devoir. Et là seulement réside ma liberté.)
La valeur morale est vécue comme étant a priori, elle vaut en soi. Obéir au devoir, c'est la liberté elle-même. La forme de la moralité c'est la loi, la matière de la moralité, ce sont les résultats. « Agis de sorte que la maxime de ta volonté puisse aussi servir en tout temps de principe pour une législation universelle ».
Critique du jugement (Que puis-je espérer? Ma liberté, l'immortalité de l'âme, l'existence de Dieu et un sens (à ma vie) par la foi.)
Un jugement, c'est-à-dire n'importe quel énoncé verbal, implique une finalité, il poursuit un but. Quand nous formulons un principe moral ou une loi scientifique, nous énonçons des jugements afin qu'ils aient un sens. Notre capacité de juger est finalité. Le langage est une réalité extraordinaire ; il n'existe que par le sens, que par la finalité du sens.
Trois postulats de l'étique : La liberté, l'immortalité de l'âme et Dieu.
[1] « Le dernier des philosophes dogmatiques et le premier des philosophes modernes. Le dernier à fonder sa philosophie sur une théologie et le premier à apercevoir le caractère absolu de la liberté humaine. » (G. Krüger)
Philo5...
... à quelle source choisissez-vous d'alimenter votre esprit?