SCEPTIQUES 

Pyrrhon d'Élis

~-365~-275

Philosophe grec

Premier maître de l'école sceptique

 Scepticisme

 Adiaphorie [1]

* DOUTE *

 Rien n'est certain.

Chaque affirmation peut trouver sa contrepartie. Toujours, des raisons de forces égales peuvent être invoquées pour et contre chaque opinion. Le mieux est donc de ne pas prendre parti, d'avouer qu'on ne sait pas, de ne pencher d'aucun côté, de ne rien dire, de rester en suspens. « Je ne définis rien ; rien n'est intelligible ; ni oui ni non. »

Ce n'est pas plus ainsi qu'ainsi ou que ni l'un ni l'autre [2]. Il faut dire de chaque chose qu'elle n'est pas plus qu'elle n'est pas, ou qu'elle est et n'est pas, ou qu'elle n'est ni n'est pas [3].

Tous nos efforts doivent tendre vers le doute radical et chercher l'indifférence (adiaphorie) qu'on peut atteindre par la suspension du jugement (épochè) qui amène la paix de l'âme (ataraxie). Trois listes de tropes sont susceptibles de faire advenir l'épochè :

  1. Les raisonnements fondés sur la relativité (tout est relatif)

  2. La contradiction (l'opposition)

  3. Le diallèle (conclusion circulaire)

Sources

[1] Adiaphorie : Indifférence à la valeur des choses.

[2] Marcel Conche, Pyrrhon ou l'apparence P.U.F. © 1994, p. 7.

[3] Ibid., p. 8.

Philo5
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