par Proclus
Extrait du « Commentaire de Timée » et du « Commentaire du Parménide »
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Si, comme nous l'avons dit, la divinité fait subsister toute infinité, elle fait subsister aussi la matière qui est l'ultime infinité. Telle est la cause toute première et ineffable de la matière. Et puisque Platon fait toujours subsister par les causes intelligibles ce qui leur correspond chez les sensibles, par exemple l'égal d'ici-bas par l'égal pur, et selon le même procédé, le semblable, tous les animaux d'ici-bas et les végétaux, il va de soi qu'il tire l'infinité d'ici-bas de l'infinité toute première, comme le déterminant d'ici-bas du déterminant de là-haut. On a montré ailleurs que Platon a établi l'infinité primordiale, celle qui précède les mixtes, à la cime des intelligibles, et de là-haut il étend son illumination jusqu'aux derniers degrés, en sorte que, selon lui, la matière procède de l'Un et de l'infinité antérieure à l'un-qui-est, ou, si l'on veut, de l'un-qui-est en tant qu'il est en puissance. C'est pourquoi la matière est bonne pour une part, même si elle est infinie, très obscure et informe.
Partout la dyade est le principe et la mère de la multiplicité, chez les dieux, chez les esprits, chez les âmes, chez les êtres de la nature. La cause de la multiplicité est elle-même en quelque façon multiplicité à titre de cause, comme l'un, qui est cause de l'unité, est un à titre de cause. En un mot, la dyade mérite son nom de dyade, mais elle n'est pas désertée par l'un. Car tout ce qui suit l'Un participe à l'Un, en sorte que la dyade est une en quelque façon. Et par conséquent la dyade est unité et multiplicité. Unité en tant qu'elle participe à l'Un, multiplicité en tant qu'elle est cause de la multiplicité. Ces objectants affirment qu'elle n'est ni multiplicité ni unité. Nous disons au contraire qu'elle est à la fois une et multiple, et que sa multiplicité est chargée d'unité et que son unité est formatrice de dualité.
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Un |
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Unité
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Repos
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Identité
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Similitude
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Cycle du même
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Ciel
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Forme
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[1] Proclus, Commentaire de Timée, ~450. Extrait de Brice Parain, Histoire de la philosophie, Gallimard © 1969, Folio essais # 338, page 923 : Le néoplatonisme, par Jean Trouillard.
[2] Proclus, Commentaire du Parménide, ~450. Extrait de Ibid., pages 922 et 923.