Le féminisme comme mouvement d'asservissement de la femme
par François Brooks
Qui
échange son labeur contre de l’argent se vend lui-même et se place de lui-même
dans les rangs des esclaves.
Cicéron
Et si nous nous étions fourvoyés depuis le départ ? Et si le féminisme était toute autre chose qu'un mouvement de libération de la femme ?
Voici trois vidéos qui apportent un éclairage jamais présenté par les médias de masse.
* * *
Alain Soral pose une analyse lumineuse...
Féminisme, la grande manipulation
Cette lecture philosophique de l'idéologie féministe fait l'effet d'une douche froide. Peut-on y échapper ? Les pièces du puzzle s'ajustent si bien.
* * *
Difficile à avaler ? Il n'est pas le seul à avoir montré le mécanisme. Normand Baillargeon explique ici comment Bernays s'y est pris pour faire sauter le tabou social qui interdisait aux femmes de fumer en utilisant l'idéologie féministe. En jouant sur la corde sensible du désir de pouvoir féminin, il est parvenu à doubler le potentiel marchand des fabricants de cigarettes.
Edward Bernays — Comment faire fumer les femmes ?
Deuxième douche froide. En fait, on se plaît à flatter les femmes d'avoir obtenu le droit de vote de haute lutte, mais ce qu'on ne dit jamais c'est que ce droit de vote pour les femmes ne leur aurait jamais été accordé si les vrais dirigeants (la haute finance), n'avaient pas eu l'assurance qu'on pouvait influencer l'opinion à volonté.
* * *
Consommation, gratification, dominance, asservissement, lutte de pouvoir, compétition, territoire, punition, inhibition, angoisse, motivation, inconscient, autant de concepts que l'idéologie féministe nous a habitués à comprendre sous l'angle de la lutte des sexes, comme s'il s'agissait d'une lutte de classes. Essayons un autre éclairage. Henri Laborit présente (dans le film Mon oncle d'Amérique) un assemblage cohérent de ces concepts et illustre comment deux rats en cage soumis à un stress commun vont se battre pour rester en santé.
Henri Laborit — Fuite, lutte et inhibition de l'action
Troisième douche froide. L'expérience des deux rats en cage soumis à des chocs électriques présente une analogie frappante avec le couple enfermé dans une société marchande soumise à la propagande féministe. En effet, si on pense que les rats sont le couple, que la cage est la société de consommation et que les chocs électriques sont la propagande féministe, l'analogie n'est-elle pas troublante ?
* * *
Voici
ce qu'écrivait Mme Esther Vilar en 1972 :
Sans s'en apercevoir, les hommes mènent les guerres des femmes, élèvent les enfants des femmes, bâtissent des villes pour les femmes. Et ces femmes deviennent sans cesse plus paresseuses, plus bêtes, plus exigeantes au point de vue matériel. Et toujours plus riches ! Grâce à un système primitif mais efficace d'exploitation directe — mariage, divorce, héritage, pension de veuve, assurance vieillesse et décès — elles s'enrichissent de plus en plus. Aux États-Unis, où le pourcentage de celles qui travaillent n'a fait que diminuer depuis des dizaines d'années, elles possèdent déjà, tout le monde le sait, plus de la moitié de la fortune privée du pays. Et il ne doit pas en être autrement dans les régions les plus avancées d'Europe. En plus de la puissance psychologique qu'elle exerce sur l'homme, la femme disposera bientôt du pouvoir matériel absolu.
Aujourd'hui, dans son rôle traditionnel, si on calcule globalement la richesse de la femme mariée comme possédant la moitié du patrimoine familial — en tenant compte du fait qu'elle survit statistiquement au mari et en hérite — elle serait plus riche sans n'avoir jamais travaillé autrement qu'à sa famille ! Dans cette optique, arrivées sur le marché du travail massivement suite à l'idéologie féministe, à salaire global moindre, les femmes se sont appauvries si elles vieillissent sans conjoint. Si elles avaient la finesse de persévérer dans la relation elles seraient gagnantes, mais l'idéologie est loin de les y encourager.
* * *
Piégés par la promesse de liberté
Nous ne voyons pas que la guerre des sexes est voulue par une société marchande qui en tire profit parce que, pour un temps, nous en avons bénéficié. L'effondrement économique mondial qui se profile actuellement commence à nous ouvrir les yeux. Toutes les fonctions familiales sont maintenant étatisées, nous avons « égalitariser » chacun dans une fonction sociale librement choisie mais toujours au service de la société marchande. Quand le choix nous incite entre acheter ceci ou cela, il se pose toujours en terme d'achat. Où est le choix dans une société libre qui a « unidimensionnalisé » l'humain à la consommation ?
Depuis l'égalitarisme des années 1970, on a poussé la femme à occuper tous les domaines de la vie professionnelle. Pourtant elle éprouve un malaise constant, croissant. Loin de s'arrêter après l'abolition de la discrimination sexiste, les médias ne cessent de rapporter une escalade de revendications. Même après avoir dépassé l'homme dans de nombreux domaines, notamment à l'université, l'insatisfaction est à son comble. Pourquoi ? Coupée de ses fonctions naturelles, soumise à un battage idéologique constant visant à la maintenir dans le droit chemin de la consommation, on l'a mise dans une cage qu'elle ne voit pas, et soumise à une compétition pipée qui l'oppose à l'homme ― son collaborateur naturel ― transformé en bouc émissaire de ses malaises contre lequel elle ne cesse de combattre. À tout moment, mille incitatifs excitent sa convoitise. Véritable endoctrinement religieux, elle prie le dieu monétaire par une pratique rituelle de l'horaire laborieux qui l'a complètement asservie en lui faisant croire qu'elle était plus libre que jamais.
Ainsi donc, Soral, Bernays et Laborit nous aident à comprendre comment le féminisme est devenu un mouvement d'asservissement de la femme. L'histoire nous a maintes fois donné l'exemple d'une révolution qui se transforme en piège pour ses protagonistes. Il n'y a qu'à penser au triste destin de Robespierre et de ses suivants. Et si le cycle de l'histoire se répète, qui sera le Napoléon du XXIe siècle ?
Philo5...
... à quelle
source choisissez-vous d'alimenter votre esprit ?