XIXe SIÈCLE

Nietzsche

1844 – 1900

Philosophe allemand

Nihilisme, gigantisme.

* SURHUMAIN *

Dieu est mort

Le surhomme, la volonté de puissance

L’éternel retour

L’esprit de pesanteur / L’esprit de danse

Dionysos versus Apollon

Critique les bases kantiennes de la connaissance et du rationalisme scientiste : Ce n'est pas l'amour de la vérité qui anime l'homme, ce sont les passions du vouloir-vivre. Les institutions, la religion cachent la vraie nature de l'homme, faite du combat entre la mort et la vie. Son unité, bien comprise par les présocratiques, a été cassée par Socrate, qui a inventé la coupure entre l'essence et l'apparence, puis par le christianisme qui a institué une « morale d'esclave ». Contre le christianisme, le socialisme, Nietzsche établit sa philosophie de la volonté de puissance, née de l'accroissement continu des forces vitales. Le monde, ne parvenant jamais à son point d'équilibre, se déroule sur lui-même en un « éternel retour ». Ainsi l'homme qui veut se réaliser tend-il vers le surhomme.

Les vertus sont nées du long exercice de préjugés conventionnels. La confiance dans la valeur des jugements rationnels est elle-même un phénomène moral. « La vie se fiche de la morale ». Nietzsche reproche au christianisme de ramollir l’homme, d’offrir la consolation d’un au-delà inexistant, auquel nul ne croit plus et l’hypocrisie des chrétiens qui ne vivent pas en respectant ce en quoi ils prétendent croire. « Dieu est mort! Dieu reste mort! Et c’est nous qui l’avons tué! » L’être humain est forcé désormais de ne compter que sur lui-même, sans aucune espérance.

Le surhomme se révèle capable de créer ses propres valeurs ; il a la force d’accepter la vie comme elle est, sans se réfugier dans la croyance en un autre monde, invisible et éternel. Le surhomme c’est un homme qui ne cesse de transcender sa réalité donnée en fait et les limites qu’elle implique, grâce à une force créatrice constamment renouvelée. La quête de la vérité est une tâche sans fin ; elle exige une faim de vérité illimitée et insatiable, et la vérité elle-même vit dans l’acte de dépasser toute prétendue vérité.

L’esprit de pesanteur est l’attitude de ceux qui s’en tiennent à des règles de conduite rigides, à des principes précis, ou encore à un prétendu savoir. L’esprit de la danse est un esprit léger, qui jette par dessus bord tout ce qui pèse inutilement. Il façonne, par chacun de ses pas, l’instant présent.

Le monde avec tout ce qu’il contient n’est rien d’autre que volonté de puissance ; celle-ci reste au fond inconnue : la nommer, ce n’est pas la connaître. Les idées sont impuissantes à changer le monde, car la volonté aura toujours le dessus sur la raison.

L’éternel retour c’est cette vie que tu devras vivre d’innombrables fois. L’éternel sablier de l’existence ne cesse d’être renversé à nouveau ― et toi avec lui, ô grain de poussière de la poussière. Il faut faire, avec le désespoir le plus profond, l’espoir le plus invincible.

Dionysos, dieu grec de l’instinct, de l’euphorie, s’oppose à Apollon dieu grec de l’ordre, de la Beauté. Ce qui est apollinien est équilibré, mesuré contrairement à ce qui est dionysiaque qui a un caractère de démesure, de foisonnement exubérant.