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2007-02-01 |
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Magazine Adorable © févr. 2007 |
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Les Règles de l'engagement [1] |
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Gil Thériault * * * Soyons lucides, quels avantages réels un gars retire-t-il de l'engagement ? Le tiers des mariages et presque les deux tiers des cohabitations se terminent par un divorce. Et alors que 20 % des demandes de divorce sont effectuées par des hommes, ces derniers payent 95 % des ordonnances alimentaires. Tous les hommes ont des amis autour d'eux qui ont été littéralement ruinés par leur ex. Le phénomène est tellement flagrant qu'il existe maintenant l'Action des nouvelles conjointes du Québec (www.ancq.qc.ca), qui se plaignent du traitement infligé à leur compagnon. Leur site contient une liste d'affirmations aptes à encourager n'importe quel homme à rester seul pour le reste de ses jours. Une amie, Judy V., 36 ans, me confiait : « Mon chum doit verser une pension tellement grosse à son ex que c'est nous qui n'avons plus les moyens d'avoir notre famille. » Alors, pourquoi se mettre en couple ? Parce que la chair est faible et que les femmes le savent bien. Le sexe, c'est l'ultime carotte au bout du bâton, et lorsqu'un homme bande, il n'a plus assez de sang pour irriguer son cerveau. Du temps de nos grands-parents, on se mariait parce que l'Église le demandait et que la société fonctionnait ainsi. Sans mariage, pas de sexe. Grâce à la révolution sexuelle, on peut maintenant baiser sans engagement et laisser libre cours à notre profonde nature masculine qui est de chasser et de conquérir le plus de territoires possible. Alors, où sont passés les avantages de l'engagement avec une seule femme ? Durant les premiers mois, le sexe est toujours fantastique puisque l'on est au stade de l'amant. Ces femmes nous font des trucs au lit dignes du plus hard des pornos. Elles continueront d'ailleurs à faire à leurs amants ce qu'elles ne font plus à leur mari, c'est bien connu. Ensuite, on passe au stade du couple et déjà, les choses se tranquillisent. Et une fois que le poisson est suffisamment bien accroché pour se marier, là, la chambre à coucher devient souvent bien tranquille, particulièrement après la venue des enfants, le but ultime étant enfin atteint pour la femme. Lors d'une discussion, David B., 42 ans, me confie : « Tu te plains de ne pas baiser pendant une semaine ? Attends d'être marié... » Michel B., 39 ans et célibataire, renchérit : « Si tu veux être certain d'avoir régulièrement du sexe, ne te marie surtout pas. » L'engagement ultime aujourd'hui, c'est d'avoir des enfants. Heureusement pour l'humanité, beaucoup d'hommes le veulent encore. Mais la question n'est plus la même. On ne se dit plus : « Est-ce que c'est la femme de ma vie ? », mais plutôt : « Est-ce que ça fera une mère responsable ? » De tous les hommes qui croient que oui, la moitié disent par la suite avoir marié une folle qui les poursuit en justice pour la garde des enfants, la maison et la moitié de leur argent. Et pourtant, plusieurs hommes se laissent encore prendre au jeu. Sûrement ont-ils le coeur plus grand que leur cerveau et le cerveau plus petit que leurs couilles. Parmi l'interminable liste de qualités que les femmes prêtent à leur mari idéal, celle qui revient le plus est l'intelligence. Le mariage est donc voué à l'échec puisque, comme le mentionnait Henry de Montherlant : « Les hommes intelligents ne peuvent être de bons maris, pour la bonne raison que les hommes intelligents ne se marient pas. » * * * ILS ONT AUSSI DIT « Le mariage vient de l'amour comme le vinaigre du vin. » ( Lord Byron ) « L'amour est aveugle, mais le mariage lui rend la vue. » ( Georg Christoph Lichtenberg ) « Les hommes naissent libres et égaux en droits. Seulement, par la suite, il y en a qui se marient. » ( Marcel Jouhandeau ) « Les femmes sont faites pour être mariées et les hommes pour être célibataires. De là vient tout le mal. » ( Sacha Guitry ) « Pourquoi me marierais-je ? Le mieux qui puisse m'arriver, en me mariant, est de n'être pas cocu, ce que j'obtiendrai plus sûrement en ne me mariant pas. » ( Sébastian Chamfort )
« Pour se marier, il faut un témoin, comme pour un accident ou un duel. »
« Aujourd'hui, il n'y a plus que les prêtres qui veulent se marier. » « Ne pouvant pas supprimer l'amour, l'Église a voulu au moins le désinfecter, elle a fait le mariage. » ( Charles Baudalaire ) [ QUELQUES CHIFFRES ] Plus du tiers de tous les mariages au Canada se soldent par un divorce. Le taux de séparation est plus élevé dans le cas des remariages et l'est encore davantage dans celui des cohabitations (plus courantes que le mariage au Québec). Dans ce dernier cas, le taux avoisine 60 %. Les dernières estimations de Statistique Canada (2005) indiquent que 30 % des couples risquent de divorcer avant leur 30e anniversaire du mariage pour l'ensemble du pays, allant de 17 % à Terre-Neuve à 50 % au Québec, par rapport à une proportion estimative de 44 % aux États-Unis. Le taux de divorce par 100 000 habitants était de 6,4 en 1921 ; il a connu une pointe à 362,3 en 1987, et est redescendu à 224 en 2003. Seulement 10 à 12 % des enfants vivent avec leur père, et cette situation n'a pas beaucoup changé au fil des années. Cependant, la responsabilité partagée est devenue plus courante et s'applique à environ 42 % des ententes de garde au Canada. Même dans ces cas, la plupart des enfants vivent avec les mères. Ces dernières préfèrent avoir la garde unique et entière ( Wilcox et al., 1998 ). Source : Anne-Marie Ambert, Ph. D., Université York |
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[1] Texte paru dans la chronique « A testostérone » du magazine Adorable au summum © févr. 2007, p. 76.
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