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2011-11-18 / 2026-08-05 |
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Le Féminisme comme mouvement |
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Alain Soral — Féminisme : la grande manipulation
Cicéron, Traité des devoirs (Liv. I, ch. XLII, § 150), 44 av. J.-C. À l'exemple de Saturne, la révolution dévore ses enfants. Jacques Mallet du Pan, Considérations sur la nature de la Révolution de France, et sur les causes qui en prolongent la durée, 1793.
Cette lecture philosophique de l'idéologie féministe fait l'effet d'une douche froide. Subitement, tout fait sens ; les pièces du puzzle s'ajustent si bien. Peut-on y échapper ? |
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Edward Bernays — Comment faire fumer les femmes ? Difficile à avaler ? Alain Soral n'est pas le seul à avoir montré le mécanisme. Normand Baillargeon explique ici comment Bernays s'y est pris pour faire sauter le tabou social qui interdisait aux femmes de fumer en utilisant l'idéologie féministe. En jouant sur la corde sensible du désir d'autonomie, de l'émancipation et du pouvoir féminin, on est parvenu à doubler le potentiel marchand des fabricants de cigarettes.
Deuxième douche froide. En fait, on se plaît à flatter les femmes d'avoir obtenu le droit de vote de haute lutte, mais ce que l'on ne dit jamais, c'est que le droit de vote pour les femmes ne leur aurait jamais été accordé si les vrais dirigeants (la haute finance), n'avaient pas eu l'assurance qu'on pouvait influencer l'opinion à volonté. Déjà, Tocqueville écrivait en 1840 : « Je ne crains pas le suffrage universel ; les gens voteront comme on le leur dira. » (De la démocratie en Amérique II). |
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Henri Laborit — Fuite, lutte et inhibition de l'action Consommation, gratification, dominance, asservissement, lutte de pouvoir, compétition, territoire, punition, inhibition, angoisse, motivation, inconscient, autant de concepts que l'idéologie féministe nous a habitués à comprendre sous l'angle de la lutte des sexes, comme s'il s'agissait d'une lutte de classes. Essayons un autre éclairage. Henri Laborit présente — dans le film Mon oncle d'Amérique d'Alain Resnais — un assemblage cohérent de ces concepts, et illustre comment deux rats en cage, soumis à un stress commun, vont se battre et rester en santé alors que l'humain somatise parce qu'il lui est interdit de lutter.
Troisième douche froide. L'expérience des deux rats en cage soumis à des décharges électriques présente une analogie frappante avec le couple enfermé dans une société marchande soumise à la propagande féministe. En effet, si l'on pense que les rats représentent le couple, que la cage est la société de consommation et que les décharges électriques sont la propagande féministe, l'analogie n'est-elle pas troublante ? |
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Piégés par la promesse de liberté Nous ne voyons pas que la guerre des sexes est un sous-produit de la société marchande. L'arrivée massive des femmes sur le marché du travail a créé une concurrence évidente pour les postes disponibles. L'économie en a largement profité. Mais l'effondrement économique mondial qui se profile commence à nous inquiéter. Toutes les fonctions familiales sont maintenant étatisées ; nous avons « égalitarisé » les hommes et les femmes dans des fonctions sociales librement choisies, mais toujours au service de la société marchande. La publicité est omniprésente ; mais quand le choix se réduit à ceci ou cela, il se pose toujours en termes d'achat. Où est le choix dans une société libre qui a unidimensionnalisé l'humain à la consommation ? Depuis l'instauration de l'égalitarisme des années 1970, on pousse les femmes à occuper tous les domaines de la vie professionnelle et à repousser l'enfantement jusqu'aux limites de l'horloge biologique. Pourtant, elles éprouvent un malaise constant, croissant. La libération de la femme les a-t-elle rendues heureuses ? Loin de s'arrêter après l'abolition de la discrimination sexiste, les médias ne cessent de rapporter l'escalade des revendications. Même après avoir dépassé l'homme dans de nombreux domaines, notamment à l'université [2], l'insatisfaction persiste. Pourquoi ?
Coupée de ses fonctions naturelles, soumise à un battage idéologique constant visant à la maintenir dans le droit chemin
de la consommation, on l'a enfermée dans une cage qu'elle ne voit pas et, soumise à une compétition pipée qui l'oppose à l'homme — son
collaborateur naturel — transformé en bouc émissaire contre lequel elle ne cesse de combattre les malaises dont il n'est le plus souvent
que l'impuissant témoin, elle subit les pressions sociales insupportables qu'elle contribue activement à créer. À tout moment, mille incitatifs excitent sa convoitise.
Véritable endoctrinement religieux, elle prie le dieu monétaire par la pratique rituelle
Ainsi donc, Soral, Bernays, Laborit montrent comment le féminisme est devenu le mouvement d'asservissement de la femme. L'histoire nous a maintes fois donné l'exemple d'une révolution qui se transforme en piège pour les protagonistes. Il n'y a qu'à penser au triste destin de Robespierre et de ses suivants. Faudra-t-il un nouveau Napoléon guerrier pour faire éclater l'abcès qui dévore l'Occident et gagne le monde ? Le cycle des constitutions prévu par Platon et Vico le prédit. |
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[1]
Traduction libre de : [2]
Voir les statistiques publiées dans l'article du Journal de l'UQAM paru le 4 mai 1998 :
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