Rire et s'attendrir 060129

Aristote et Phyllis

Cl. Chantal Hémon, Musée départemental Dobrée, Conseil Général de Loire-Atlantique, Nantes

Éditions Dargaud © 1973

[1]  Le Lai d'Aristote, représenté sur un aquamanile (objet contenant de l'eau, et destiné au lavage des mains) en bronze de la fin du XIVe siècle. Au Moyen Âge, alors que les théories d'Aristote sortent tout juste d'un long oubli, circule un roman relatant un curieux épisode de la vie d'Aristote : Aristote reprochait à son élève Alexandre de délaisser ses études pour l'amour d'une courtisane, Phyllis. Celle-ci se vengea en séduisant le philosophe et en se promettant à lui s'il se laissait chevaucher par elle. Il céda, et Phyllis prévint alors Alexandre en chantant un lai d'amour [petit poème narratif]. Ce dernier ne manqua pas de se moquer de son maître...

[2] Le pouvoir de la femme sur l'homme, même s'il s'agit du plus grand des savants, sera représenté durant des siècles dans cette scène d'Aristote et Phyllis. La Sensualité assise sur la Sagesse, la soumet.

         

 


[1] Extrait de Les génies de la science – Aristote, Pour la science © Trimestriel novembre 2005 – février 2006, page 44.

[2] Extrait de Histoire universelle de la philosophie et des philosophes, Jean Bor Errit Petersma & Jelle Kingma, Flammarion © 1997, page 188.


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