Philo5
Site animé par François Brooks
Depuis l’école secondaire, j’ai toujours été fascinée par les idées. Mes deux meilleurs amis étaient Luc Bessette et Yvon Perreault. C’étaient des ‘premiers de classe’. Je les admirais et enviais pour leur facilité à apprendre. Comme je n'avais pas leur puissance intellectuelle, je recherchais leur présence ; ils étaient très instructifs. Une heure en leur compagnie m’épargnait des journées de lecture. Jamais une rencontre ne se terminait sans que j’apprenne un nouveau concept, une nouvelle manière de penser, un autre point de vue. Ils me présentaient des mondes fascinants.
Plus tard Keiller Mackay, mon ami philosophe, me fit apercevoir que les concepts philosophiques peuvent être compris comme des composantes électroniques assemblées pour produire des fonctionnalités. Les transistors, résistances et condensateurs sont aux concepts philosophiques ce que les appareils sont à notre personnalité : un assemblage fonctionnel produisant, l'un, une télévision ou un ordinateur, l'autre, un caractère individuel, une position ontologique. Avec Keiller, l'humain peut se concevoir comme un assemblage d'idées en quantité et proportions variées. Les anciens philosophes produisaient avec leur seul esprit ce que nous produisons avec les composantes électriques : un assemblage de concept débouchant sur un usage du monde particulier. J'avais compris qu'on peut ainsi essayer de voir le monde avec des lunettes différentes sans intention, avec le seul jeu de la pensée, conduit par la fascination de voir jusqu'où l'assortiment de composantes peuvent transformer notre conception du monde.
En 1998, je participais au Cercle des intellectuels non-fumeurs animé depuis plusieurs années par Claire Bouvier. Chaque mois, une dizaine de personnes se rencontraient pour échanger sur un thème général. J'y ai rencontré de grands esprits dont Benjamin LeBlanc jeune sociologue prometteur. Ces rencontres mensuelles furent bientôt ajournées. J'ai décidé de les reprendre à mon compte en précisant la démarche. Je voulais un espace où l’on cherche à s’inspirer de l’un ou l’autre philosophe occidental et s’instruire mutuellement de nos lectures. En janvier 2000 j’inaugurais la première rencontre mensuelle Philo sans fumée. Le groupe compte une cinquantaine de personnes qui, pour la plupart, participent virtuellement. Chaque premier vendredi du mois, le bulletin « Philo sans fumée » invite à faire part de vos cogitations philosophiques. En personne ou en courriel, venez nous étonner ; venez nous faire voir votre manière originale de concevoir le monde.
Bienvenue à Philo sans fumée!
Philo5...
… à quelle
source choisissez-vous d’alimenter votre esprit?