PENSER PAR SOI-MÊME 

 

 

Je vous présente
à vous-même

nosce te ipsum

Ce titre peut sembler curieux surtout si vous ne me connaissez pas. Mais la connaissance de soi est la plus vieille quête philosophique depuis Socrate. Ce volet de Philo5 est le plus difficile puisqu'il consiste à se regarder soi-même pour observer comment nos pensées se forment afin de constituer le « je » que nous disons être à chaque fois que nous commençons une phrase par la première personne du singulier.

« Je suis allé au Canada ; je suis contre la peine de mort ; je veux être libre » — qui est ce « je » à la fois si familier et étranger ? Quelles sont mes opinions ? D'où viennent-elles ? Quels fondements les soutiennent ? Il est difficile de se connaître soi-même ; nous sommes si attachés aux idées qui nous ont fait devenir ce que nous sommes — qui nous ont fabriqués avec les années — que la seule pensée d'avoir à nous remettre en question risque de provoquer la panique, comme si cet auto-examen pouvait conduire à nous trahir nous-mêmes. En fait, nous avons appris à vivre avec nos convictions et nos contradictions ; nous répugnons à les envisager. Les observer attentivement ne nous en libérera pas, mais permet de nous apprivoiser nous-mêmes, devenir son propre ami, nous solidifier devant l'adversité et surtout connaître le rôle qui nous échoit dans le labyrinthe aux miroirs de nos relations.

Je vous propose donc une initiation à la philosophie personnelle à partir de grandes questions actuelles comme la peine de mort, l'avortement ou l'euthanasie. Loin d'aspirer à vous imposer ma propre opinion, nous allons simplement chercher comment formuler la vôtre en essayant d'éviter les écueils de la facilité démagogique et les lieux communs en tenant compte des multiples aspects d'une argumentation cohérente, articulée et humaniste.

Avec l'aide de Michel Tozzi, examinons la structure de notre pensée et tentons de penser par soi-même.

Philo5
                À quelle source choisissez-vous d'alimenter votre esprit ?