par Jean-
Éditions
du Seuil, collection Points No.157, © 1981
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Le système a des pères dans toutes les époques, toutes les
sciences et tous les pays, et c'est pourquoi il est si difficile de cerner son
avènement. Le mot, qui s'employait jadis en philosophie, en cosmologie et en
anatomie, déborde maintenant sur toutes les disciplines et en suscite une
nouvelle : la « systémique », ou le « systémisme ».
Désormais, le système a ses théoriciens, ses vulgarisateurs et ses poètes, en
si grand nombre que je serais bien en peine d'en citer la moitié. Quelle
richesse, le système! Quelle ivresse! « Une explosion luxuriante »,
dit M. Serres. Mais aussi, ajoute Y. Barel, quelle « désinvolture théorique »!
« Le systémisme a échoué dans l'entreprise (...) de donner pertinence et
crédibilité au mot clef de sa construction. » Étrange aventure d’un mot
qui naguère évoquait rigueur, clôture et parfois dogmatisme, et qui maintenant
s'ouvre à tous les vents, à tous les flux, à tous les temps.
« Ensemble d'éléments liés par un ensemble de relations » (J. Lesourne), le système désignait le mouvement des planètes ou le
fonctionnement du corps humain. Aujourd’hui, on lui demande de rendre compte de
tous les phénomènes de la nature, qu'ils relèvent du physique ou du vivant.
Va-t-il nous livrer enfin ce point de vue global qui nous permettra de
comprendre l'univers, en comprenant – en y comprenant – l'homme et ses
sociétés? Nous met-il sur la voie d'une autre logique, qui n'est plus celle d'Aristote et de Descartes ;
d'une autre science, qui n'est plus celle de Newton et de
Carnot[1]?
Les fondateurs du système tel que nous l'entendons aujourd'hui sont, à mes
yeux, Marx et Cournot[2]. Marx parce qu'il a conçu, le premier, la société comme un agencement complet où
individus et représentations, groupes humains et forces productives se relaient
et se transforment dans un « métabolisme général » (J.-L. Petit). L'interaction
des hommes et des structures réagit sur les idéologies, qui réagissent sur les
conditions concrètes de production. Système dynamique, qui s'efforce d'intégrer
la totalité, mais qui confie à un sujet collectif, le prolétariat, l'initiative
du changement… Moins connu, Cournot nous introduit à une autre vision, plus
actuelle, du système : selon lui, la raison l'emporte sur la passion,
faisant prédominer le mécanique sur l'organique et la science sur la politique,
laquelle n'est au fond que le résidu de notre ignorance. D'où une civilisation
qui parvient à sa « phase
théorique », c'est-à-dire à une forme presque stable, mais ultra complexe,
et protégée par sa complexité même : qui se risquerait à détruire un
mécanisme aussi délicat?
Deux
visions bien différentes : le premier système asservit le vital à une
philosophie matérialiste ; le second, à la rationalité mathématique. Le
premier a débouché sur le collectivisme planifié ; le second façonne
aujourd'hui la civilisation de l'informatique. Ils sont opposés mais ils avancent
dans la même direction, vers ce stade où le système, devenu sa propre
idéologie, aura réduit les oppositions et intégré les différences, contrôlant
ainsi la société tout entière. Mais est-ce bien le dernier mot du système? Ceux
qui en fabriquent ont généralement le tort d'aller trop vite et de viser trop
court, et négligent ainsi des facteurs essentiels, qui sont précisément ceux
qui mettront leur construction par terre. Tel est, en effet, le drame prométhéen du système :
si vaste qu'on le conçoive, il y en a toujours un plus vaste qui peut
l'englober. Ascension frustrante vers une vision totale qui est le privilège de
Dieu seul. Mais pourquoi ne pas essayer? Notre siècle, déjà, a
grimpé d'un seul élan beaucoup plus haut que les précédents. Il accède à un
sommet d’où il entrevoit, comme à la Renaissance, l'unité profonde des
connaissances et où, pour reprendre le titre d'un livre récent, une « nouvelle
alliance » s'ébauche entre les sciences de la nature et notre culture.
Il est vrai que nos doctrines sociales et politiques semblent simplistes,
stériles, dérisoires, à côté de ce double infini qui, en une quarantaine
d’années, s’est creusé à tel point qu'il donnerait le vertige à Pascal. Il est vrai
que le contraste entre la découverte de notre programme
génétique et notre prétention à la liberté est si flagrant que notre culture
éclatera si elle ne retrouve pas les bases d'une cohérence, sinon d'une
dignité.
Il serait trop long de raconter comment s'est formée l'idée de
système ; je ne peux qu'indiquer grossièrement les étapes. La cybernétique
puis la recherche opérationnelle ont d'abord, dès les années quarante, commencé
à changer la façon de considérer le milieu dans lequel opèrent les décisions
humaines. La notion de causalité systémique se substitue progressivement à
celle de causalité linéaire, incluant les interactions et rétroactions que
comporte un système asservi. Logique concrète, relationnelle, qui rompt avec la
logique cartésienne. De là on passera à la considération de l'écosystème, où
les exemples d’autorégulation sont célèbres (histoires connues de l’équilibre
entre les prédateurs et leurs proies) et où l'homme – on en prend une
conscience angoissante – intervient pour déstabiliser et détruire. L'écologie
est une pensée du système. Joël de Rosnay nous éloigne et nous décentre pour
mieux nous donner une vision globale du monde où nous sommes. J. Fontanet
rapproche le social du vivant. Le Club de Rome et d'innombrables colloques
cherchent à intégrer tous les paramètres d'une action de sauvetage qui ne
parvient plus à se concevoir dans les cadres des idéologies rationalistes ou
polémiques. Certains penseurs difficiles (Varela, Thom)
vont à l'essentiel : une formulation logique ou mathématique qui rend
compte du paradoxe et situe les points d'oscillation et de retournement
(« catastrophe »). On en est à essayer de penser les contraires et de
réintégrer la finalité à la causalité. Mais il faut pousser encore plus loin
et, avec Lupasco, Morin, Beigbeder et bien d'autres, concevoir que
l'observateur lui-même est partie de l'observation, fait système avec elle, et
imaginer « une théorie de la signification dont la nature soit telle que
l'acte même de connaître soit une conséquence de la théorie » (R.
Thom).
Fantastique effort vers une pensée de la totalité. Car c'est à ce mot, j'en suis convaincu, qu'on rattachera plus tard
l'horreur et la grandeur de notre siècle, lequel a manifesté à la fois son
ambition de plier les sociétés à un dogme unitaire et celle d'atteindre à une
vision globale de la réalité. Mais la bifurcation s'opère justement à
l'intérieur de ce concept. L'ancienne totalité, partant de la coupure entre
l'homme et la nature, prétendait ou bien faire de la nature une chasse gardée
de l'homme (c'est l'humanisme dominateur de Descartes), ou
bien faire de l'homme un prolongement de la nature (c'est le structuralisme de Lévi-Strauss).
Dans les deux cas, la science ne laisse à la poésie, à l'art et à la religion
qu'un statut misérable : l'exil ou l'illusion, l'absurde ou le rêve. Dans
les deux cas, on vient buter contre cette aporie : comment se fait-il que l'homme soit capable
de connaître ce qui est en dehors de lui, de comprendre les mécanismes d'un
univers qu'il n'a pas fabriqué? Kant avait osé
affronter la question et lui donner une réponse : c'est un « hasard
heureux ». Au fond, la pensée systémique veut forcer cette impasse
en montrant que les structures du vivant ne sont pas radicalement étrangères à
celles du physique, que l‘autonomie est déjà incluse dans l’organisation et que
c'est un combat dépassé que celui du réductionnisme contre la complexité, du
déterminisme contre la liberté. Nombreux sont les savants et les
penseurs qui, depuis vingt-cinq ans, s'y sont employés : Costa de
Beauregard, D'Espagnat, Lupasco et, plus récemment, Atlan, Prigogine
et Stengers, Serres…
Comment les suivre tous? Un homme a entrepris la tâche herculéenne de
rassembler cet acquis dans une synthèse dont le titre – mais non le volume,
hélas! – ra
Cela, la pensée sauvage pouvait le concevoir et le figurer, la religion
aussi. Lévi-Strauss
n'a tiré d'elles que des systèmes réducteurs qui ramènent l'immense trésor des
cultures à un logiciel d'ordinateur – ultime effort de la rationalité
occidentale pour réduire le monde à sa mesure. Mais le systémisme qui s'élabore est aux antipodes du
structuralisme, lequel ne procède que par décodage –
décalcomanie forcenée, qui est à l'origine de simplifications polémiques qui
déshonorent actuellement la vie intellectuelle française. Prenons la reproduction
sociale vue par des structuralistes plus ou moins marxisés : une classe
s'engendre elle-même à travers les appareils qu'elle contrôle… Le nouveau systémisme, lui, sait
que tout système renvoie à un « métasystème » et que cette
reproduction ne se réalise qu'à travers une référence extérieure. Ainsi ne
peut-on espérer (ou craindre) qu'un système « meure de ses
contradictions ». Tout au contraire, il vit de ses contradictions, qui
signifient que plusieurs systèmes sont à l'œuvre au sein d'une réalité
quelconque. Et s'il meurt, c'est parce que l'ensemble se disloque, ou
perd le contact avec sa métaréférence. Dès lors se trouvent justifiés les
nouveaux historiens dans leur prétention de suivre des filons différenciés et
pourtant liés, et de traiter l'histoire comme quelque chose qui se regarde tout
en regardant : l'oeil se voit, l'oreille s'écoute, le cerveau se pense…
Mystère du verbe réfléchi, mystère du même.
Ici se découvrent des horizons que je ne puis qu'indiquer. Le
nouveau système répudie la séparation que pratiquait l'ancien entre les parties
et le tout. Pour lui, il y a des parties qui reflètent et génèrent
le tout, et des totalités ouvertes sur d'autres systèmes. On le voit en
cosmologie et en biologie. Mais parlons plutôt du social où, à force
d'organisation, de contrôle, de télécommunication et d'informatique, se met en
place un système autorégulé, homéostatique – la civilisation mécanique annoncée
par Cournot. Son précédent avatar était la cybernétique, qui « rassure
parce qu'elle permet d'éviter le débat politique », nous disent Crozier et
Friedberg, qui affirment le « caractère non asservi » des systèmes
humains. L'intérêt de cette position est de soustraire le système à la
tentation d'en faire une idéologie, pour le considérer d'abord comme un montage
à la disposition des « acteurs » – hommes qui agissent, hommes dans
leur rôle humain. Nul n'est moins idéologue que Michel
Crozier, même s'il a pu passer un moment pour l'inspirateur de
la tentative de Chaban-Delmas, de combattre la « société bloquée ».
Depuis longtemps, à l'écart des ivresses abstraites, mais solidement engagé
dans la réforme, ce sociologue tranquille établit les bases d'une science
empirique des organisations. Là où des penseurs pressés mettent en scène des
batailles de concepts, il expose des stratégies réelles. La liberté a sa
chance, non pas dans le ciel des idées, mais dans le jeu concret des intérêts
et des rôles. L'acteur garde un pouvoir parce qu'il a, dans certaines limites,
une autonomie d'action : « Ce ne sont pas les hommes qui sont
structurés et régulés, mais les jeux qui leur sont offerts. » J'ajoute que
ces jeux, nous ne pouvons les analyser et les pratiquer que si nous concevons
l'acteur lui-même, c'est-à-dire faisant déjà société, par son organisme,
son hérédité, sa mentalité.
Arrêtons-nous une minute sur ce pont aux ânes du système. Toutes les
pensées de l'organisation se heurtent en effet au problème du changement. Si le
système est stable, comment pourra-t-il évoluer? Ce fut la cosmologie de
Galilée, complétée par Newton, qui, deux
siècles durant, fournit le modèle du système équilibré même à ceux qui
voulaient le changer. Révolution, c’est un terme
d'astronomie ; et Fourier construit son phalanstère sur l'analogie de la
gravitation céleste. Mais dans les laboratoires du XIXe siècle
s'élabore la thermodynamique dont les principes viennent d'abord à l'appui de
la conception mécaniste. Gravitation
et conservation de l'énergie sont les deux axiomes de l'univers.
Certes, le principe de
l'entropie introduit l'axe de la durée, mais d'une durée qui va vers le
probable et l'homogène, alors que Darwin
avait déjà jeté les bases d’une évolution qui va vers l'improbable et le
différent. Dès lors, le système de type mécanique et réversible reculera devant
le système irréversible (« genèse continuée », dit Barel). Mais l'opposition demeure, car,
si le temps de l'entropie apparaît réducteur et mortifère, le temps de la
biologie apparaît inventif et ressuscitant.
Néguentropie contre entropie…
Une belle bataille qu'éclipse aujourd'hui cette nouvelle science dont Atlan, Prigogine et
Serres sont les hérauts contestés. Chacun à sa manière explique comment se
surmonte l'opposition entre la désorganisation entropique et le jaillissement
des organisations vivantes. Joël de Rosnay nous invitait à prendre un
macroscope. C'est au microscope que Prigogine,
prix Nobel pour ses travaux sur les structures dissipatives, nous invite, avec I. Stengers, à
découvrir un « ordre par fluctuation » qui, à l'inverse de l'ordre
entropique, surgit des états d'équilibre… À partir d'un certain seuil, des flux
minuscules déclenchent des évolutions considérables : ainsi, dans la
nature comme dans la société, d'infimes minorités changent parfois un destin.
Le physique et le vivant rapprochent leurs structures et leurs genèses à partir
de cette notion, inventée par Von Fœrster, de l'order from noise, l'ordre par le bruit.
L'indifférencié n'est pas toujours entropique. S'il intègre la redondance, il
est une part essentielle de l'information. Et nous voilà ramenés près du chaos
créateur et de la nature anthropomorphique des Anciens.
Celui qui donne à cette vision le tour le plus allègre est assurément Michel
Serres[4]. Avec lui, on ne médite plus sous le pommier gravitationnel, ni devant le
pissenlit à la sphère étoilée[5] ; on va sur la digue voir tourbillonner les remous immuables et
changeants, monter et redescendre la houle toujours recommencée. Nul n'était
mieux désigné que cet ancien officier de marine pour chanter l'ordre par
fluctuation jusqu'à nous donner le mal de mer. « Il
n'est plus incompréhensible que le monde soit compréhensible. […] Nous dérivons ensemble vers le
bruit et le fond noir de l'univers. [...] Turbulence presque stable
parmi l'écoulement. » Ivresse d'apercevoir « les îles
fortunées », de célébrer les noces du hasard et de la nécessité, de
l'objet et du sujet –, de porter enfin le coup de grâce à Parménide en
montrant que l'Être est amalgamé au Non-Être.
Un autre systémiste, venu de la plus rigoureuse des mathématiques, René
Thom, a sorti 1'alcootest, et contre cette « épistémologie
populaire », a brandi le panneau : « Halte au hasard! Silence au
bruit! » Thom se méfie de ces « zélateurs du
hasard », lequel est « un concept négatif, vide, donc sans intérêt
scientifique ». Prigogine et
Morin lui répondent que la mathématique ne suffit plus et qu'il faut faire a
« Qu'est-ce
que c'est que le système ? – Je ne sais pas. – Alors pourquoi tu en as
peur? » Ce dialogue de l'enfant et de la femme dans le film de Cassavetes, Gloria,
résume notre problème. On ne sait pas bien ce qu'est le système, et
pourtant on s'en méfie parce qu'il nous enserre de ses réseaux subtils qui
contraignent l'individu à l'« exil intérieur » (A. Moles) s'il veut
sauver sa liberté. Mais le système de la mafia, celui des totalitaires, ou même
celui de l'informatique, dépendent d'une logique linéaire et binaire qui est à
l'opposé de la nouvelle logique d'un système qui relie les structures aux
autonomies et vit de sa propre transformation. Pour le penser, il faut en a
BIBLIOGRAPHIE [6]
.
[1] Carnot
(Nicolas Léonard Sadi) (Paris, 1796
id., 1832), physicien français, fils de Lazare Nicolas Carnot. Il est l’auteur de Réflexions sur la puissance motrice du feu et des machines propres à
dévelo
PHYS :
Principe
de Carnot : un
moteur thermique ne peut fournir du travail que s’il emprunte de la chaleur à
une source chaude et en restitue à une source froide.
Théorème
de Carnot : deux
moteurs thermiques réversibles qui fonctionnent avec deux sources de chaleur
dont les températures de source froide sont égales, et celles de source chaude
aussi, ont le même rendement.
Cycle
de Carnot : cycle
composé de deux isothermes et de deux adiabatiques.
© Hachette Multimédia / Hachette Livre, 2001
[2] Cournot
(Antoine Augustin) (Gray, 1801
Paris, 1877), mathématicien, économiste et philosophe français. Il est connu pour ses travaux sur le
calcul des probabilités et pour sa théorie du hasard défini comme
« rencontre de deux séries causales indépendantes ». Auteur de : Considérations sur la marche des idées et des événements dans les temps
modernes (1872), Matérialisme,
vitalisme, rationalisme (1875).
© Ibid.
[3] Morin
(Edgar) (Paris, 1921), sociologue
français : le Paradigme perdu
(1973), la Méthode (4 vol. parus de
1977 à 1991).
© Ibid.
[4] Serres
(Michel) (Agen, 1930), philosophe
français. S’appuyant sur un savoir encyclopédique (mathématiques, biologie,
physique, navigation maritime) et recourant à une méthode structurale
originale, il a
établi des relations insoupçonnées et fécondes entre les sciences exactes et
les sciences humaines.
Œuvres : le Système de Leibniz et
ses modèles mathématiques (1968), la
série des Hermès (5 vol., 1969-1980), Jouvences
sur Jules Verne (1974), Détachement
(1983). Acad. française (1990).
© Ibid.
[5] Claude
Lévi-Strauss a raconte à la télévision que l'idée de la structure lui
vint en 1940, alors que, sur la ligne Maginot, il contemplait un pissenlit.
[6] BIBLIOGRAPHIE
Henri Atlan, Entre le
cristal et la fumée, Seuil. Cf. aussi L'Expansion, 7 mars 1980 (Jean-
Yves Barel, Le
Paradoxe et le Système, Presses universitaires de Grenoble.
Marc Beigbeder, La
Bouteille à la mer, publication irrégulière, chez l'auteur, 8, rue
Th.-Renaudot, 75015 Paris.
Olivier Costa de
Beauregard, Le Second Principe de la science du temps, Seuil.
Michel Crozier et E. Friedberg, L'Acteur et le
Système, Seuil.
J.-P. Dupuy et al,
L'Auto-organisation. De la physique au politique» Seuil.
B. d'Espagnat, A la recherche
du réel, Gauthier-Villars.
Hans von Fœrster, Interpersonnal
Relational Networks, Cidoc.
Joseph Fontanet, Le Social
et le Vivant, Plon.
Jacques Lesourne, Les
Systèmes du destin, Dalloz. Cf. aussi France-Forum, numéro spécial,
oct.-nov. 1976.
S. Lupasco, L'Énergie
et la Matière vivante, Julliard.
Abraham Moles, « Analyse
systémique de la société machinique », Revue philosophique, juil.-sept.
1980.
Edgar Morin, La
Méthode, Seuil, 2 vol.
J.-L. Petit, Du travail
vivant au système des actions, Seuil.
I. Prigogine
et I. Stengers, La
Nouvelle Alliance, Gallimard.
Joël de Rosnay, Le
Macroscope, Seuil.
Raymond Ruyer, L'Humanité
de l'avenir d'après Cournot, F. Alcan.
Michel Serres, Hermès, Minuit,
5 vol.
René Thom, Modèles
mathématiques de la morphogenèse, 10-18. « Halte au hasard! Silence au
bruit! » Le Débat, juil.-août 1980, suivi des réponses de Morin et
Prigogine, Le Débat, novembre 1980.
René Thom, Paraboles
et Catastrophes, Flammarion.
Francisco Varela, En attendant
la traduction de Principles of biological autonomy au Seuil, on se
reportera à ce qu'en dit Jean-Pierre
Dupuy dans L'Enfer des choses, Seuil.