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Je pense toujours, tant pis pour les arbres, présentation

par François Brooks

Mes textes ne sont pas définitifs. Ils sont comme autant de coups de pinceaux sur la toile de ma pensée. Ils sont aussi une invitation à me faire connaître la vôtre, une invitation à la confrontation.

Je sais que je m'expose aux critiques. Comme le disait Paul Léautaud : « Dès qu'on écrit trois lignes, on est critiquable ». Mais je m'expose aussi à la flagornerie. Pourtant, même si je préfère cette dernière, je sais que l'adulation mène souvent aux mêmes impasses que la critique. Non. Je voudrais au contraire que mes textes soient prétexte à rencontre, échange, enrichissement. Un dialogue d'auteur à lecteur.

L'impression de mes pensées coûtera la vie à quelques arbres, je m'en excuse auprès d'eux ; je n'ai pas pu faire autrement, puisque je pense toujours. Je n'ai pas encore la sagesse du disciple Zen, de rester assis dans la position du lotus à vider mon esprit de ses pensées. Un jour peut-être aurai-je cette sagesse ennuyeuse que j'admire profondément.

Mes pensées ne sont pas de tout repos : je critique, dénonce, invective, souligne les contradictions, prêche, pose les questions taboues, bref, j'ose provoquer la réflexion. Si vous n'avez pas froid aux yeux, peut-être aurez-vous le courage d'examiner les vôtres à partir des miennes. Bienvenue chez-moi, bienvenue dans mes pensées. Attachez vos ceintures, ça va brasser!

Philo5...
                    ... à quelle source choisissez-vous d'alimenter votre esprit?