par François Brooks
Souvent, quand je parle, on me dit : « Je ne suis pas d'accord avec toi ».
Mais pourquoi donc faudrait-il que l'on soit d'accord? Bien entendu, on n'est pas d'accord. Quand je parle, je ne cherche pas à faire du prosélytisme, je cherche tout simplement quelqu'un pour m'écouter. Je l'écouterai ensuite et c'est très bien qu'on ne soit pas d'accord. Tout ça n'est qu'un jeu.
Qui a dit que nous devions nécessairement partager nos points de vue? L'important est d'accepter les autres tels qu'ils sont et non pas d'être tous en accord. D'ailleurs, quand je suis d'accord avec quelqu'un, je ne lui parle pas. Quel besoin y a-t-il de se dire ce que l'on sait déjà? Pour coopérer, on n'a pas besoin d'être d'accord sur tout.
Je veux entendre les autres être différents de moi. Là ils m'apprennent quelque chose de neuf, d'intéressant. Autrement ce serait du fascisme : tout le monde devrait penser pareil? Quel monde plate ce serait!
Mon prof de philo me disait lire des livres très éloignés de ses propres opinions. Quelle idée intéressante! C'est cependant un exercice très exigeant puisqu'il oblige à faire taire notre voix intérieure, celle qui se sent anéantie lorsqu'elle entend des opinions autres que la sienne.
Ah oui!, soyez gentils : si j'essaie de vous faire
taire la prochaine fois que vous me ferez part de vos opinions, lisez-moi ce
texte.![]()
Philo5...
... à quelle
source choisissez-vous d'alimenter votre esprit?