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par François Brooks
1. À l'âge de 22 ans, je construis la maison de mon frère Jean-Pierre en 16 semaines. Un bungalow de 24' x 40' à ville Le Gardeur.
2. Foudroyé par un échec matrimonial à 24 ans, je mets trois ans à découvrir le moyen de ne plus être jamais victime d'une peine d'amour en appliquant dans ma vie le régime alimentaire des hypoglycémiques.
3. Huit fois marathonien entre 27 et 33 ans.
4. À 37 ans, je construis ma propre maison en 8 semaines à Montréal. (en conformité et dans les règles de l'art)
5. À l'âge de 40 ans, je réussis le DEC en électronique (243.03) à l'Institut Teccart portant la mention « TRÈS GRANDE DISTINCTION ». (pour l'ensemble des cours suivis, ma moyenne dépasse 90%)
6. Jouissant d'un talent naturel en ébénisterie, j'ai fabriqué presque tous les meubles de ma maison.
7. À partir de 41 ans, animé d'un intérêt particulier pour la philosophie, j'ai poursuivi l'étude des philosophes et rédigé des centaines de textes en quête d'une compréhension de l'être. Ils comportent une critique sociale et une théorie de l'existence (voir mon texte Pourquoi moi, ... moi?). J'ai mis sur pied mon propre site Internet « Philo5 », y publiant tous mes écrits et plusieurs condensés de mes lectures ; le tout, organisé sous forme de cours de philosophie.
8. Mélomane depuis toujours, je rassemble présentement une collection de disques compacts qui contient tous les enregistrements qui m'ont un jour ou l'autre réjoui l'oreille. Cette collection de plus de 500 titres contient de nombreuses pièces uniques que j'ai créées à partir des disques vinyles originaux. Il me faudra plus de deux ans d'acharnement pour transférer et nettoyer ma collection de microsillons.
Pourtant, rien de ce que j'ai fait dans ma vie, ne m'a été plus difficile que d'arrêter de fumer. Mes huit travaux d'Hercule ne se sont pas réalisés facilement, bien entendu. Mais ma pugnacité naturelle me poussait vers ces réalisations. Je suivais mon inclinaison. Arrêter de fumer a été pour moi l'entreprise de longue haleine la plus anti-naturelle, à contre-courant de mes pulsions instinctives. Même après quinze ans de sevrage, je rêvais encore régulièrement que je fumais sans pouvoir me souvenir, dans ces rêves, du moment où j'avais recommencé à fumer.
Bien que la fumée m'incommode, je sympathise de tout cœur avec ceux qui sont aux prises avec cette dépendance. Je ne voudrais pour rien au monde en être encore l'esclave[1].
