100612

Le lobby féministe au banc des accusés

par François Brooks

L'enfer est pavé de bonnes intentions (Proverbe anglais)

Je suppose que tous les citoyens concourent au gouvernement et que chacun ait un droit égal d'y concourir.

Tocqueville, De la démocratie en Amérique II, 1840

La sortie récente du collectif 300 000 FEMMES BATTUES y avez-vous cru ? pose une cuisante question qui annonce peut-être la fin du féminisme : La propagande des 300 000 femmes battues par année au Québec peut-elle être considérée comme une fraude au sens du Code criminel canadien telle que définie dans l'article 380 ? Voyons le texte de loi.

Fraude

380. (1) Quiconque, par supercherie, mensonge ou autre moyen dolosif, constituant ou non un faux semblant au sens de la présente loi, frustre le public ou toute personne, déterminée ou non, de quelque bien, service, argent ou valeur :

a) est coupable d’un acte criminel et passible d’un emprisonnement maximal de quatorze ans, si l’objet de l’infraction est un titre testamentaire ou si la valeur de l’objet de l’infraction dépasse cinq mille dollars ;

[...]

380.1 (1) [...] les faits ci-après constituent des circonstances aggravantes :

a) la fraude commise a une valeur supérieure à un million de dollars ;

[...]

c) l’infraction a causé des dommages à un nombre élevé de victimes ;

d) le délinquant a indûment tiré parti de la réputation d’intégrité dont il jouissait dans la collectivité.

Circonstances atténuantes

(2) Le tribunal ne prend pas en considération à titre de circonstances atténuantes l’emploi qu’occupe le délinquant, ses compétences professionnelles ni son statut ou sa réputation dans la collectivité, si ces facteurs ont contribué à la perpétration de l’infraction, ont été utilisés pour la commettre ou y étaient liés.[1]

Dans un communiqué intitulé Faussetés statistiques et dégâts sociaux paru dans le Montréal Express le 10 juin 2010, le groupe L'Après-Rupture passe aux accusations en affirmant que « Depuis des décennies, toutes les politiques d’intervention gouvernementale en matière de violence conjugale ont été élaborées à partir de faussetés statistiques. [...] Les finances publiques ont aussi été largement plombées par le versement de plus de 10 milliards $ au fil des ans dans les coffres des multiples organisations féministes. » (lire la suite[2]).

Bien sûr, personne ne contestera les « bonnes » intentions des féministes : crier au loup le plus fort possible pour attirer la sympathie des masses et inciter les gouvernements à investir massivement pour réduire la violence conjugale en faisant enfermer tous les batteurs de femmes et en hébergeant les malheureuses. Jusqu'ici, rien de répréhensible. Mais à mesure que les statistiques fiables émergent, on s'aperçoit que la violence conjugale est asexuée. Le documentaire Pied-de-biche remet les pendules à l'heure.

[3]

Mais quand le lobby féministe gagne en puissance au point de faire avaler une telle couleuvre au public pendant plus de vingt ans, n'y a-t-il aucune conséquence ? En laissant jeter le discrédit sur l'ensemble de la population masculine, en bout de compte, c'est le mouvement féministe entier qui préparait son déclin. L'intention avouée de secourir les femmes victimes sans tenir compte de l'égalité dans la violence aura sapé les fondements d'une idéologie pourtant louable.

En s'appuyant sur le postulat qu'un homme ne peut pas être victime de discrimination en tant qu'homme, le féminisme pose la femme en victime et constitue le paradoxe qui cause son effondrement. L'abondante documentation disponible dans 300 000 FEMMES BATTUES y avez-vous cru ? a montré éloquemment à quel point cette affirmation est erronée. Mais si les hommes sont victimes de discrimination, qui doit-on accuser sinon celles qui l'exercent en niant ou minimisant son existence ? La personne qui frappe en prétendant « ça fait pas mal ! » est-elle bien placée pour juger du préjudice ?

Le droit de vote fait de nous des citoyens émancipés et responsables au regard de la loi. La femme est-elle un citoyen de second ordre à caractère infantile pouvant échapper aux lois du fait de son irresponsabilité ? Les mois à venir répondront à cette question et nous diront si la gente féminine s'est vraiment émancipée. En cohérence avec Olympe de Gouges qui affirmait que si « La femme a le droit de monter sur l'échafaud, elle doit avoir également celui de monter à la tribune », le lobby féministe n'a-t-il pas aujourd'hui le devoir d'assumer le fait que ses troupes, jouissant d'une pleine et véritable citoyenneté, doivent maintenant affronter la justice ? Sinon, ce même lobby n'aura-t-il pas contribué à faire de la femme un symbole d'irresponsabilité ?

Pour la première fois depuis le début de cette saga féministe victimaire, ce n'est plus l'homme mais la femme qui est à elle-même son plus redoutable ennemi. L'illégalité des agissements du mouvement féministe québécois ainsi démontré par l'attitude irresponsable de ses représentantes finira-t-il par montrer à la face du monde l'illégitimité de ce mouvement qui, comme tout mouvement politique extrémiste, court à sa perte ? Élisabeth Badinter avait pourtant averti de la fausse route dans laquelle elles s'étaient engagées. Ayant ainsi accédé au statut d'intouchables elles se seront exclues elles-mêmes d'une société qui pourtant leur avait ouvert toutes grandes les portes de l'égalité. Si elle veut discréditer la thèse patriarcale faisant d'elle une personne irresponsable et contre laquelle elle a combattu depuis plus de deux siècles, la femme doit maintenant affronter honorablement la justice et répondre aux accusations qui l'accablent. Il se peut qu'elle soit condamnée mais, dans un cas comme dans l'autre, elle aura au moins fait preuve de bonne foi et sauvé son honneur. Les Québécoises ont-elles le sens de l'honneur ? Laisseront-elles passer sous silence des agissements criminels perpétrés en leur nom ?

C'est sur cette réflexion que Jean-Claude Boucher de L'Après-Rupture demande maintenant au gouvernement et aux lobbies féministes d'assumer leurs responsabilités.

1re partie - 1:39 min

2e partie - 2:02 min

3e partie - 2:30 min

4e partie - 1:53 min

[1]

Code criminel du Canada

(L.R., 1985, ch. C-46)

Loi à jour en date du 21 mai 2010

 http://lois.justice.gc.ca/fra/C-46/page-7.html#codese:380

Fraude

380. (1) Quiconque, par supercherie, mensonge ou autre moyen dolosif, constituant ou non un faux semblant au sens de la présente loi, frustre le public ou toute personne, déterminée ou non, de quelque bien, service, argent ou valeur :

a) est coupable d’un acte criminel et passible d’un emprisonnement maximal de quatorze ans, si l’objet de l’infraction est un titre testamentaire ou si la valeur de l’objet de l’infraction dépasse cinq mille dollars ;

b) est coupable :

(i) soit d’un acte criminel et passible d’un emprisonnement maximal de deux ans,

(ii) soit d’une infraction punissable sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire,

si la valeur de l’objet de l’infraction ne dépasse pas cinq mille dollars.

Influence sur le marché public

(2) Est coupable d’un acte criminel et passible d’un emprisonnement maximal de quatorze ans quiconque, par supercherie, mensonge ou autre moyen dolosif, constituant ou non un faux semblant au sens de la présente loi, avec l’intention de frauder, influe sur la cote publique des stocks, actions, marchandises ou toute chose offerte en vente au public.

L.R. (1985), ch. C-46, art. 380; L.R. (1985), ch. 27 (1er suppl.), art. 54; 1994, ch. 44, art. 25; 1997, ch. 18, art. 26; 2004, ch. 3, art. 2.

Détermination de la peine : circonstances aggravantes

380.1 (1) Sans que soit limitée la portée générale de l’article 718.2, lorsque le tribunal détermine la peine à infliger à l’égard d’une infraction prévue aux articles 380, 382, 382.1 ou 400, les faits ci-après constituent des circonstances aggravantes :

a) la fraude commise a une valeur supérieure à un million de dollars ;

b) l’infraction a nui — ou pouvait nuire — à la stabilité de l’économie canadienne, du système financier canadien ou des marchés financiers au Canada ou à la confiance des investisseurs dans un marché financier au Canada ;

c) l’infraction a causé des dommages à un nombre élevé de victimes ;

d) le délinquant a indûment tiré parti de la réputation d’intégrité dont il jouissait dans la collectivité.

Circonstances atténuantes

(2) Le tribunal ne prend pas en considération à titre de circonstances atténuantes l’emploi qu’occupe le délinquant, ses compétences professionnelles ni son statut ou sa réputation dans la collectivité, si ces facteurs ont contribué à la perpétration de l’infraction, ont été utilisés pour la commettre ou y étaient liés.

2004, ch. 3, art. 3.

[2] Lettre de L'Après-Rupture aux ministres de la Santé, de la Justice et de la Sécurité publique :

Faussetés statistiques et dégâts sociaux

Depuis des décennies, toutes les politiques d’intervention gouvernementale en matière de violence conjugale ont été élaborées à partir de faussetés statistiques.

Les gouvernements québécois successifs ont scandaleusement modifié les systèmes de santé et de justice afin de respecter ces impostures statistiques et afin de se soumettre aux enquêtes biaisées des organisations féministes. Les dégâts sociaux qui ont suivi ont été incommensurables.

Les finances publiques ont aussi été largement plombées par le versement de plus de 10 milliards $ au fil des ans dans les coffres des multiples organisations féministes.

Les dénonciations particulièrement bien documentées de L’APRÈS-RUPTURE au sujet de cette vaste fraude gouvernementale et féministe auraient dû mener à des excuses publiques de la part des responsables gouvernementaux auprès de la population et à des poursuites au criminel auprès des organisations féministes. La manipulation, l’invention de fausses statistiques dans le but de soutirer des subventions et des dons est d’ordre criminel. Il s’agit de l’argent des citoyens après tout.

Nous avons déjà fait part de nos doléances aux ministres de la Santé, de la Justice, de la Sécurité publique, mais il semble que leur intérêt pour ce type grave de problèmes sociaux et de fraude officielle constitue le moindre de leurs soucis. D’ailleurs, leur silence qui a suivi nos révélations et nos doléances à ce sujet démontre bien jusqu’à quel point ils sont à genoux devant les groupes de pression féministes grassement subventionnés.

Nous réitérons via cette fois internet notre demande aux ministres concernés de s’excuser publiquement pour avoir permis l’élaboration d’une série de politiques gouvernementales en matière de violence conjugale fondées sur des fraudes statistiques. Il y a des êtres humains, de simples citoyens, des pères en particulier, qui ont payé très cher pour toute cette mascarade de justice et de services de santé qui, malheureusement, continue de faire des dégâts dans l’indifférence gouvernementale la plus totale.

Nous exigeons que des poursuites au criminel soient rapidement entreprises auprès des organisations féministes complices des politiques gouvernementales ci-haut mentionnées.

Nous exigeons que toutes les politiques gouvernementales en matière de violence conjugale soient révisées à partir de documents, d’enquêtes, de recherches impartiales et scientifiquement irréprochables.

L’ÉQUIPE DE L’APRÈS-RUPTURE

[3] Extrait du documentaire Pied-de-Biche réalisée par Rachel Verdon et Robert Favreau en 2005 et diffusé sur Télé-Québec à l'émission d'Anne-Marie Dussault, Dussault Débat, le 29 sept. 2009.

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