001022

La marche des femmes

par François Brooks

Mettre un enfant au monde est un droit. Toute femme peut naturellement s'en prévaloir. Si ses enfants vivent dans la pauvreté, elles n'en sont pas responsables. C'est le gouvernement qui a le devoir de pouvoir.

Quelle hypocrisie! Quelle irresponsabilité! Les femmes pauvres ont marché pendant toute une journée pour nous faire croire que la pauvreté dans laquelle vivent leurs enfants, elles n'en sont pas responsables. Ne pouvaient-elles pas, dès le départ, refuser de mettre un enfant au monde sachant qu'elles ne pourraient pas le faire vivre dans une aisance convenable? Non! Il faut encore que ce soit quelqu'un d'autre qui en soit responsable, et de préférence le gouvernement, dernière image patriarcale à attaquer.

Pour ma part, dans une société libre comme la nôtre où il est loisible à toute femme de disposer de son corps comme elle l'entend, j'estime qu'elles sont, plus que toute autre génération de femmes antérieures, pleinement responsables de la pauvreté des enfants qu'elles ont fait naître.

Dieu est mort, ça ne peut plus être sa faute. Le patriarcat est terminé ; l'homme n'est donc plus à blâmer. Elles sont libres. Et puisqu'elles ont maintenant le loisir de congédier facilement leur conjoint — sachant que plus de 50% des unions conjugales ne dureront pas cinq ans — elles sont donc pleinement responsables de la pauvreté de leurs enfants. Vive la femme libre!

Comment vous sentez-vous madame, maintenant que vous avez repris votre vie en main, que Dieu n'est plus là ni que son image, l'homme, pour vous dicter ce que vous devez faire ou penser? Il semble que, avec ou sans l'homme et son image, ça n'aille guère mieux qu'avant.

Le combat féministe vous mène à un cul-de-sac. Combien de temps encore vous laisserez-vous guider par votre orgueil que vous appelez « autonomie »? De grâce, cessez au moins de mettre au monde des enfants dans la pauvreté sinon, accordez à l'homme une place dans votre vie. Lui aussi a des besoins. Vous avez besoin de sa force de travail, de son courage et de toutes ces qualités que vous méprisez et qui étaient jadis proprement masculines et adulées. Et il a besoin d'être admiré pour ce qu'il est sinon, soyez bien émancipées et prévoyez ne pas mettre votre descendance dans la misère.

Maintenant que vous êtes libres de vos choix et autonomes, il vous reste à en assumer la responsabilité. Autant vos jugements furent sévères et absents de pardon, attendez-vous à affronter le jugement de vos enfants. Vous n'avez peut-être pas préparé à vos filles l'avenir idéal dont vous rêviez. J'espère qu'elles seront capables de réinventer l'amour, le partage et le pardon qui sont absents de votre monde narcissique, autonome et irresponsable.

Philo5...
                    ... à quelle source choisissez-vous d'alimenter votre esprit?