L'islam, religion de gagnants

 Cogitations 

 

François Brooks

130503

Essais personnels

 

L'islam est une religion de gagnants, pas une religion d'amour

 

   Tout le monde parle de l'islam     aujourd'hui. Personne n'a lu le Coran,    ou très peu l'ont lu. Très peu ont lu les    Hadith du Prophète ; très peu ont lu ce   qu'on appelle la Sira, c'est-à-dire la    biographie du Prophète. Quand on lit   tout ça, on s'aperçoit que ce n'est effectivement pas une religion de paix, de tolérance et d'amour. La chose est clairement dite...

Michel Onfray, YouTube 2012

L'Islam recommande la fraternité entre les croyants, mais il est impitoyable envers les mécréants. Le Coran recommande expressément de les massacrer (sourate 5:33 et 8:12-19). Mais l'Évangile n'est pas que d'amour. Jésus dit : « N’allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais bien le glaive. » (Matthieu 10:34) Non plus que la Bible qui encourage rien de moins que l'extermination des occupants de la Terre promise : « Lorsque le Seigneur votre Dieu vous les aura livrés, vous les ferez tous passer au fil de l'épée, sans qu'il en demeure un seul. Vous ne ferez point d'alliance avec eux, et vous n'aurez aucune compassion d'eux. » (Deutéronome 7:2)

Comment serions-nous alors justifiés de reprocher aux musulmans de ne pas respecter nos principes chrétiens ? L'indignation des Occidentaux qui jugent les principes islamiques à la lumière de la charité chrétienne est difficile à comprendre. Le christianisme est la religion du pardon intégral ; l'islam pardonne aussi, mais donne une large part au châtiment.

L'amour chrétien est spécial ; il est propre au christianisme. On pourrait dire qu'il s'agit d'un amour positivement pervers. En effet, quoi de plus normal que d'aimer ceux qui nous sont sympathiques, qui pensent comme nous, qui sont gentils avec nous. Mais le chrétien adresse son amour spécialement à ceux qui sont détestables. Et plus vous êtes désagréable, plus le chrétien aura de mérite à vous aimer (Matthieu 5:43-48). Voilà sa perversité, mais c'est ainsi qu'il gagne sa place au paradis.

L'Islam recommande une attitude plus normale. L'amour musulman est d'abord une fraternité. On aime ceux qui partagent notre foi en Allah, pas les autres. On doit les tolérer tant qu'ils sont supérieurs en majorité et en force, mais c'est une religion de conquête (sourate 2:190-195 et 9:29-36). Le musulman est appelé à exercer un prosélytisme actif. Sous cet aspect, le Coran offre deux positions : conquérir l'esprit des mécréants sinon, les massacrer. Le saint livre ne précise pas avec exactitude combien de temps le fidèle doit patienter avant de prendre les armes, mais on peut penser que la supériorité en force — décuplée par la foi en Allah — serait le déclencheur ; de plus, l'incitation est grande : tuer un infidèle garantit une place au paradis. [1]

Mais qu'y a-t-il de choquant là-dedans. La religion musulmane, en ce qui concerne les principes de base, n'est-elle pas semblable à toute religion ? Le Coran parle de conquêtes, de propagation de la foi par le combat, mais aussi de paix. On y fait la promotion de l'honnêteté, de l'équité et des bonnes habitudes de vie (éviter l'alcool et tout ce qui nuit à la santé), jeûner de temps en temps, honorer ses parents, bref rien de dommageable. Mais, au contraire du Bouddhisme ou du Christianisme, l'Islam laisse beaucoup moins de place à l'expérimentation « pécheresse » : les consignes sont sévères.

Peut-être est-ce la clef de sa popularité. À mesure que la population s'accroît, les comportements nuisibles deviennent de plus en plus gênants. Dans une ville à faible densité, on peut se permettre davantage de liberté ; là où la population est dense, il faut resserrer les règles. Mais qui a l'autorité de sévir ? Quelle est la légitimité de celui qui dit agir d'après les ordres d'Allah ? Moi, chrétien, puis-je couper la main du voleur musulman ? Est-ce le verset qui fait autorité ou celui qui l'applique ? Comment puis-je être assuré que c'est bien Allah qui me guide quand je punirais ? S'il est aussi miséricordieux que juste, dois-je pencher pour l'indulgence ou le pardon ?

En fait, la loi du plus fort semble l'emporter. Qui osera prétendre que celui qui domine le combat n'est pas sujet à la volonté d'Allah ? En effet, après la guerre, le gagnant n'a-t-il pas eu raison ? Seuls les survivants des conquêtes peuvent écrire l'Histoire. Peut-on alors penser que le seul défaut d'Hitler est d'avoir perdu la guerre ? En fait, ses principes et sa manière de les appliquer ont causé sa perte. S'il avait gagné, il aurait été dans le camp des bons ; mais il était impossible qu'il gagne ; ses actions étaient trop hostiles à la vie, ses manières brutales, inhumaines, mortifères ; voilà une attitude de perdant. On a aimé Napoléon et chaque grand conquérant jusqu'à ce qu'il commence à perdre batailles et terrain.

À l'aube du XXIe siècle, l'Islam entre en mode conquête mondiale : le peuple se reproduit. Il possède les plus abondantes réserves de pétrole. L'Occident ne se reproduit plus, mais achète son pétrole du Moyen-Orient et organise son mode de vie autour de l'automobile. La question n'est pas de savoir si l'islam est une meilleure religion, plus morale que la chrétienne ou qu'aucune autre ; d'un simple point de vue stratégique, l'Occident fait tout pour s'affaiblir, jusqu'à pousser la tolérance à aimer son ennemi, interdire toute discrimination et promouvoir une liberté sans bornes. Mais c'est la liberté même qui est liberticide ; à « scorer » dans ses propres buts, on offre la victoire à l'adversaire sans même livrer bataille.

Nous savons que les Saints Livres contiennent nombre de bons principes et laissent place à quelques débordements fanatiques. Débattre à savoir quelle est la meilleure religion, la plus morale, semble dérisoire. Le « meilleur » peuple n'est pas le plus moral, c'est celui qui survit, c'est-à-dire celui qui offre les meilleures opportunités d'expansion et de longévité. La question de l'heure devrait nous indiquer quel est le Livre qui contient davantage de principes gagnants.

La maxime qui commande de « tendre l'autre joue » a fonctionné en Inde avec Gandhi parce que le pays était occupé par l'Anglais chrétien. Le Mahatma s'est servi de la faille du principe évangélique occidental pour vaincre ; la Bhagavad Gita ne lui aurait été d'aucun secours. Fin renard, il a combattu avec les armes de l'ennemi.

L'Occidental est d'une inconséquence déconcertante. Il ne cesse de dénoncer l'envahissement des musulmans avec des principes chrétiens. Il ouvre les portes toutes grandes à l'immigration sans exiger l'intégration culturelle au nom d'un principe de charité qui affaiblit ses institutions. Le même principe a provoqué un endettement monstre qui plombe son économie avec une généreuse Sécurité Sociale sans contrepartie. Il pense renflouer les coffres en invitant une main-d'oeuvre étrangère à travailler et payer des impôts alors qu'il torpille sa famille en élargissant le mariage hors des normes où la reproduction devrait être le principal motif. Somme toute, l'Occidental veut le beurre, l'argent du beurre et faire payer les autres. Mais l'argent n'est que la force de travail. Comment obtenir des biens et services sans faire d'enfants ? Doit-on blâmer l'idéologie qui fait naître les populations de demain avec de simples principes gagnants ? Quand on regarde l'irresponsabilité des gouvernements que notre chère démocratie s'entête à élire, les interminables scandales de corruption auxquels ils participent et le taxage qui nous fait esclaves d'une économie qui gruge inutilement les ressources de la planète, on finit par penser que c'est d'un changement radical de régime dont nous avons besoin.

L'islam est en pleine croissance, comment pourrions-nous le reprocher aux musulmans ? Nous fumons, buvons, flânons. De leur côté, ils emploient leurs gains à fonder famille, se multiplier, accroître leur force de travail ; sans compter qu'ils participent à notre dette en payant l'impôt lorsqu'ils immigrent chez nous. Doit-on blâmer celui qui applique à sa vie privée les principes gagnants ? Et ceci n'a rien de religieux, si tant est que deux équipes qui s'affrontent n'ont pas besoin d'implorer l'assistance des dieux, mais d'agir simplement en gagnants comme Vladimir Putin invite le Parlement Russe à faire. [2]

[1] À propos, une question cuisante est adressée à l'imam par un avocat chrétien :
« Choisirez-vous de suivre Allah qui vous ordonne de me tuer afin d'obtenir le paradis, ou le Christ qui m'incite à vous aimer afin que j'accède, moi aussi au paradis, parce qu'il veut que j'y sois en votre compagnie ? »
(Lettre d'un avocat)

[2] En Russie, vivent les Russes. Toute minorité, d'où qu'elle soit, si elle veut vivre en Russie, travailler et manger en Russie, doit parler Russe et respecter les lois russes. S'ils préfèrent la Charia, nous leur conseillons d'aller vivre là où c'est la loi du pays. La Russie n'a pas besoin des minorités. Ce sont les minorités qui ont besoin de la Russie, et nous ne leur accorderons aucun privilège ni ne modifierons nos lois pour satisfaire leurs désirs, peu importe la force avec laquelle il hurlent « discrimination ». Nous ferions mieux de nous inspirer des suicides de l'Amérique, l'Angleterre, la Hollande et la France si nous voulons survivre en tant que nation. Les coutumes et traditions russes ne sont pas compatibles avec le manque de culture ou les manières primitives de la plupart des minorités. Lorsque notre honorable corps législatif pense à créer de nouvelles lois, il doit d'abord penser à l'intérêt national et constater que les minorités ne sont pas les Russes.
Président Vladimir Putin, Discours adressé au Parlement Russe (la Douma), 4 février 2013.
(Page consultée le 3 mai 2013)

Philo5
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