par
Dernièrement,
j’ai vu sur la chaîne MétéoMédia un micro-reportage
qui donnerait l’heure juste sur l’environnement. Il disait que nous aurons très
bientôt dépassé le point de non retour climatique[1]. On nous annonçait que pour avoir un impact
significatif sur le freinage du réchauffement de la planète, il faudrait que
nous procédions à une diminution de la production des gaz à effet de serre dix fois supérieure à l’engagement de
Kyoto, lequel nous avons déjà beaucoup de réticence à respecter. L’approche de
cette capsule-vidéo se voulait réaliste : « Nous
devrons nous adapter ». Il faudra construire nos maisons en tenant
compte de facteurs environnementaux extrêmes : écarts de température
rapides et plus fréquents, ouragans et tornades plus nombreux et plus
puissants, pluies abondantes ou sécheresses inattendues, imprévisibles perturbations
climatiques, etc. Bref, Gaïa va attraper la gri
La filière
écologique s’est transformée énormément dans les pays occidentaux depuis 50 ans.
Par exemple, les automobiles polluent moins mais leur multiplication contribue
à l’effet de serre. Est-ce dommageable? Comment savoir? Et si ça l’est, comment,
par exemple, arrêter la Chine ou l’Inde qui vont bientôt pouvoir mettre massivement
à la disposition de leurs populations notre style de vie occidental très prisé,
et qui produit une pollution galopante?
Certains pensent
qu’il faudrait davantage de lois coercitives et, surtout, ajouter une
« taxe au recyclage » dans le prix d’achat de tout produit en
fonction d’un « facteur de pollution » déterminé selon l’article
acheté, et conséquemment, dévelo
Sommes-nous face
à un problème insoluble? Comment changer les mentalités des gens de telle sorte
que l’accumulation de biens de consommation et la propriété privée ne soit pas en
haut de la liste de leurs priorités dans la vie? Chacun est contre la pollution
mais qui voudrait, volontairement et librement, abandonner l’attachement qu’il
cultive avec les biens de consommation? Comment espérer quelque changement que
ce soit alors que la publicité nous ra
D’un côté, je
crains que les enjeux soient trop immenses pour que nos actions parcellaires et
incertaines soient efficaces, et de l’autre, je suis rassuré par Bjørn Lomborg qui nous dit qu’il
est inutile de s’alarmer. Comment savoir si Gaïa est malade ou en santé? Une
chose est certaine, si nous avons exagéré elle va nous ra
[1]
http://www.centre-cired.fr/forum/breve.php3?id_breve=72
Le Journal le Monde et l’AFP
du 24 Janvier écrivent (citation in extenso) :
« Le point de non-retour dans le
réchauffement de la planète, produisant des sécheresses, des mauvaises récoltes
et des pénuries d’eau, pourrait être atteint beaucoup plus tôt que prévu et
même à l’horizon de dix ans, prévient un rapport rédigé par des centres de
réflexion britannique et américain, selon l’Independent.
Ce rapport, intitulé « relever le
défi du climat », est destiné aux dirigeants du monde entier, et sa
publication coïncide avec le début de la présidence de la Grande-Bretagne du
G8. Tony Blair a fait de la lutte contre le réchauffement climatique une des
priorités de sa présidence.
En moins de dix ans, le point de non-retour peut
être atteint, avertit le rapport, rédigé par l’Institute
for Public Policy Research
britannique (Institut de recherche sur les politiques publiques), le Centre for
American Progress et l’Australia Institute » (fin
de citation).
[2] Bjørn Lomborg, L’écologiste
sceptique, Publié aux éditions Le Cherche Midi, © 2004. Pollution
atmosphérique, épuisement des ressources naturelles, déforestation : la
planète court-elle à sa perte? Non, répond Bjørn Lomborg. À rebours des discours écologistes alarmistes, ce
scientifique danois, statisticien et ancien membre de Greenpeace, clame haut et
fort que la planète va mieux. Chiffres à l’appui, il démontre avec précision
que, globalement, la qualité de l’air est meilleure et que les habitants des
pays en voie de dévelo
[…] ouvrage iconoclaste et exemplaire pour qui veut connaître le véritable état de la planète, à l’heure où la controverse fait rage au sein d’une partie de la communauté scientifique.
Bjørn Lomborg est professeur associé de
statistiques dans le département de sciences politiques de l'université
d'Aarhus au Danemark et directeur de l'Institut danois d'évaluation de
l'environnement. Traduit dans de nombreux pays, son livre a fait l'objet de
différents débats et films.