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S’il est une histoire universelle, c’est bien celle de Jésus-Christ. Chaque décennie, chaque génération, a la sienne propre. Raconte-moi l’histoire de Jésus et je te dirai qui tu es.
Dans l’ordre chronologique de sa parution, voici 7 films de cette illustre histoire qui nous en disent davantage sur l’esprit qui anime le cinéaste et son époque que sur Jésus lui-même qui, à ce qu’on dit ces temps-ci, parlait l’araméen et se nommait Ieschoua.
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La plus grande histoire jamais contée de
George Stevens dépeint un Jésus mobilisant les foules par des mystifications
miraculeuses. Il est aux prises avec les trois pouvoirs que sont la Rome
impériale, les prêtres juifs et la royauté dévoyée. Les foules voient en lui
un sauveur mais il perd vite sa popularité puisqu’il ne se mêle pas de
politique mais se préoccupe davantage de l’âme des gens. Ce film essaie de
décrire une époque lointaine où le temps s’écoulait lentement. |
Jesus Christ Superstar de Norman Jewison, interroge le phénomène Jésus sous l’angle des bénéfices narcissiques de l’exposition médiatique
massive. Dans la lignée de la Beatlemania, phénomène nouveau engendré par la popularité
considérable dont jouissent certaines vedettes, l’auteur se demande pourquoi
Jésus n’a-t-il pas choisi de naître au XXe siècle : Il aurait
pu ainsi jouir des mass média pour propager efficacement son message. |
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1977 |
1979 |
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1988 |
1989 |
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2004 |
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Qu’en est-il de ce programme après 2000 ans? Hé bien, il semble que la chrétienté soit une philosophie si puissante qu’elle a su s’imposer malgré le fait qu’elle ait traversé des siècles d’horreurs, de conquêtes et d’Inquisition. Malgré la dénonciation générale des abus auxquels elle a conduit, elle tire sa force du sacrifice librement consenti dont l’image choc est celle du crucifix : la victime innocente. En effet, rien de plus troublant pour l’esprit que de voir un homme à qui on ne peut rien reprocher, un homme bon et généreux, cloué à un poteau et gigotant jusqu’au bout de son sang.
Les institutions qui se sont arrogé le pouvoir d’être porte-parole de ce troublant message ont, le plus souvent, sombré dans l’abus de confiance, la perversion, la fausse représentation ou la mystification pour en suite être rejetées par les fidèles désillusionnés. Mais le message de cette philosophie et l’exemple de son initiateur parlent si fort qu’il renaît chaque fois sous une nouvelle forme après être tombé quelque temps en discrédit. Comme Kierkegaard nous le fait remarquer : Être chrétien est impossible, et pourtant, nous n’avons pas le choix de vivre autrement qu’en chrétien.
Jésus propose de concevoir Dieu comme un père personnel dont la bonté serait le principal attribut. Bien sûr, au moment de notre mort, coincés dans des souffrances insupportables, il est difficile de croire en la bonté de l’être qui nous aurait créé. Comment voir dans cet horrible instant, la manifestation de la bonté d’un Dieu aimant? Mais gageons que celui qui arrive à se convaincre de cette « chimère », meurt moins angoissé que l’athée. Ce seul bienfait pourrait expliquer peut-être, allez savoir, d’innombrables conversions de dernière minute.
Quel que soient les intentions véritables de notre bourreau, n’est-il pas apaisant de croire qu’elles sont guidées par une bonté fondamentale? Ceux qui pratiquent le sado-masochisme en savent quelque chose : l’intention seule que l’on prête a notre bourreau peut, ou bien nous faire jouir, ou bien nous refroidir. Dans les Consolations de la philosophie, Boèce nous en dit long sur cette apaisante perversion de l’âme offerte par la foi chrétienne en baume contre un bourreau cruel et inévitable.
[1] L’image fut générée par ordinateur pour une série documentaire de la BBC.
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Voir deux courts textes illustrant sa pensée : Dieu, amour et pardon