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Égalité médiatique

par François Brooks

« De toutes les sottises avec lesquelles on gouverne les peuples, l'égalité est peut-être la plus grande, parce  qu'elle est la plus chimérique des utopies. »

 Guy de Maupassant, Texte paru dans LE GAULOIS, 25 juin 1883

 

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L'égalité est peut-être même l'utopie la plus tyrannique de toutes puisqu'elle est aveugle comme le communisme soviétique l'était. Au Québec, elle donne à une élite féminine des privilèges, tout comme les citoyens grecs se targuaient de démocratie alors qu'il y avait une armée d'esclaves ouvriers pour supporter cette idéologie que nous sublimons aujourd'hui aveuglément. Quand on dispose de pouvoirs médiatiques d'influence massive, je vous demande bien comment on peut parler de démocratie et d'égalité?

 

Je répugne à m'inspirer d'Adolf Hitler pour illustrer mes propos mais dans ce cas, une citation me revient sans cesse « Si vous désirez la sympathie des masses, vous devez leur dire les choses les plus stupides et les plus crues. » Dire aux masses que nous leur apportons l'égalité en leur faisant croire qu'elle équivaut à la « justice », n'est-ce pas effectivement un transport de signification qui relève de la stupidité? Comment pouvons-nous nous laisser berner si crûment?

 

À quoi rime le bonheur dans une nation où l'avenir familial est bouché? Comment un homme peut-il encore trouver la motivation de survivre quand il est réduit à sa seule fonction de pourvoyeur? Que ferait une femme réduite à sa seule fonction de chair-à-baiser? Le plus stupéfiant dans tout ça c'est que pour chaque insulte ou dénigrement dont les femmes se défendent farouchement à travers un féminisme outrageant, il y a un outrage équivalent que vivent les hommes, et qu'elles refusent de voir comme tel. Quand on identifie son adversaire à de la vermine, aucune compassion n'est possible, aucune compréhension ne peut s'installer, il faut tout simplement l'éliminer.

 

Faut-il le dire : les hommes ne sont pas les tueurs, pédophiles, brutes, irresponsables, pleutres et voleurs que nous voyons chaque soir au téléjournal et dans les téléromans. Cette image générale de l'homme contre laquelle nous tentons de mettre le public en garde ne se vérifie pas dans les faits. Si certains le sont, il n'y a pas moins de femmes qui ont des côtés sombres équivalents. Va-t-on encore continuer ce lynchage public de l'homme longtemps? L'affichage public de quelques monstres malades n'a pas d'autre intérêt que le sensationnalisme. L'exception n'est pas d'intérêt public. Les « freak show » ne sont-ils pas interdits? Pourquoi nous présente-t-on la parade de ces quelques individus malades chaque soir? En vertu de quel droit les rédacteur(trice)s de nouvelles et téléromanciers essaient-ils(elles) d'alimenter en nous leurs plaisirs pervers personnels?

 

L'harmonie est disparue. Comment la faire revivre? Sommes-nous prêt à entrer dans une phase réparatrice? Qu'est-ce que les femmes sont prêtes faire pour aider tous ces hommes blessés dans leur identité par un féminisme aliénant? Comment peuvent-elles les aider à guérir pour ensuite reprendre leur rôle familial valorisant? Vont-elles leur imposer leurs normes ou les inviter à reprendre leur place désertée? Quel est le rôle de l'homme? Qu'est-ce qu'un homme? Doit-il être égal à la femme? Peut-il l'être? Pourquoi sommes-nous si obsédés par l'égalité?

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